Domaines d'expertise

Étude, gestion et valorisation des déchets organiques

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Compostage de MIATE.

 

 

Depuis 2008, la Compostière de Montremond met à disposition des collectivités et des professionnels un service complet d'étude et de gestion des déchets organique et notamment des MIATE (Matières d'Intérêt Agronomique issues du Traitement des Eaux).


Forte de son expertise et de sa parfaite maîtrise des réglementations en vigueur, elle guide ses clients vers une gestion optimisée des MIATE, alliant durabilité, respect de l’environnement et conformité légale.

 

La CDM maintient une veille réglementaire constante sur la gestion de ces déchets organiques pour anticiper les évolutions normatives et adapter ses pratiques en conséquence.


Premier site de compostage de MIATE en Auvergne-Rhône-Alpes, la Compostière de Montremond bénéficie d'un arrêté d'autorisation pour le traitement biologique des déchets organique, avec une capacité de 25 000 tonnes.

 

 

Le compostage des MIATE

Implantée sur plus de 50 000 m², la Compostière de Montremond réceptionne et traite les MIATE, qu’elle associe à des déchets verts dans le cadre d’un processus de compostage par retournement.


En 2025, plus de 19 000 tonnes de compost normé NFU 44-095 ont été produites et valorisées à destination exclusive des agriculteurs de la région.

 

compostage-miate

 Andain de compost agricole en cours de compostage.

 

 

 

À titre indicatif, 19 000 T de compost correspondent à :

 

  • 1 900 hectares de cultures amendées,
  • 152 tonnes d'azote,
  • 114 tonnes de phosphore,
  • 190 tonnes de potasse.

 

 

 

 

L'utilisation des MIATE dans le domaine agricole via le compost agricole constitue une solution de fertilisation naturelle permettant de réduire l'usage des engrais chimiques, d'améliorer la structure des sols et ainsi de favoriser un modèle agricole plus durable.


Le recyclage de ces déchets organiques s'inscrit parfaitement dans les objectifs de transition écologique et de réduction de l'empreinte carbone agricole, en cohérence avec l'initiative « 4 pour 1000 », lancée lors de la COP21. Ce programme vise à augmenter le stockage du carbone dans les sols agricoles afin de lutter contre le changement climatique et améliorer la fertilité des terres.


L’objectif visé est d’augmenter de 0,4 % par an la teneur en carbone organique des sols, grâce à des pratiques agricoles durables comme l’apport de matière organique via le compostage.


La Compostière de Montremond applique des critères d’usage plus restrictifs que le minimum réglementaire : ce compost agricole est ainsi réservé aux grandes cultures céréalières et industrielles.

 

Traçabilité et contrôle qualité, un leitmotiv à la Compostière de Montremond

echantillon-miatePrélèvement systématique sur l’ensemble des flux entrants.

 

Nous réalisons des analyses approfondies pour garantir la qualité des MIATE réceptionnés et assurer leur conformité :

 

  • Un dossier préalable d'acceptation est nécessaire avant de nous confier des MIATE.

 

  • Chaque déchargement est systématiquement échantillonné afin d’assurer une traçabilité optimale.

 

Rien n’est laissé au hasard : chaque lot est suivi, analysé et contrôlé tout au long du processus :


➤ Un système informatique de suivi et d'archivage permet de tracer chaque camion et chaque lot tout au long du processus de compostage.


➤ Les teneurs en éléments nutritifs et d’éventuels contaminants sont vérifiées pour garantir une utilisation sans risque.


➤ Nos seuils de tolérance sont 20 % plus exigeants que les normes nationales.


➤ Un contrôle rigoureux à chaque étape assure une hygiénisation complète des MIATE.


➤ Plus de 500 analyses de MIATE et 30 analyses de lots de compost sont réalisées chaque année.

 

De plus, la plateforme dispose de son propre plan d'épandage de 80 hectares, permettant de valoriser les effluents du site (lixiviat).

 

 

Bureau d'études et gestion des MIATE

Depuis 2020, la Compostière de Montremond propose également des prestations d’étude et de gestion des MIATE. 
Ainsi, chaque année, la Compostière de Montremond assure en interne le suivi administratif, analytique et agronomique de plusieurs dizaines de plans d’épandage de MIATE.

 

chargement-miate

Chargement de MIATE chaulée en Isère.

 

 

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Épandage de MIATE à raison de 12 t/ha sur 60 ha, destiné aux grandes cultures.

 

 

La Compostière de Montremond utilise le logiciel CLOTERRE, spécialement conçu pour le suivi agronomique, compatible avec le format d’échange SANDRE afin de transférer les données vers l’application SILLAGE.

 

Dans le cadre de la gestion des plans d’épandage, la Compostière de Montremond assure :

 

➤ L’organisation et la supervision des opérations d’épandage afin d’optimiser la valorisation des MIATE.

 

➤ Le respect des bonnes pratiques agricoles pour permettre une fertilisation optimale tout en préservant la qualité des sols et des nappes phréatiques.

 

➤ La mise en place de protocoles d’enfouissement pour limiter les nuisances olfactives.

 

➤ L’accompagnement des collectivités et des professionnels dans leurs démarches administratives auprès des organismes compétents.

 

➤ Le traitement administratif et le suivi des dossiers.

 

 

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Logiciel de suivi agronomique CLOTERRE.

 

 

Un engagement fort pour l’environnement et l’économie circulaire

La valorisation des déchets organiques comme les MIATE représente un enjeu majeur pour l'environnement et l'agriculture. 

 

En intégrant ces matières dans le cycle naturel du sol, il est possible de :

Améliorer la fertilité et la structure physique des terres agricoles sans recourir aux engrais chimiques. 

 

Optimiser la gestion des déchets organiques (arrêt de l'enfouissement / incinération) en leur donnant une seconde vie. 

 

Protéger les ressources naturelles en valorisant les nutriments présents dans les MIATE. Ce modèle circulaire contribue à limiter fortement l’usage d’énergies fossiles nécessaires à la fabrication d’engrais chimiques

 

 

L’humain occupe aussi une place centrale dans nos engagements. À la Compostière de Montremond, nous accordons une importance primordiale à l’hygiène et au bien-être des chauffeurs qui réalisent les apports de MIATE.

 

 

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Nous proposons aux chauffeurs une aire de lavage

sécurisée et opérationnelle, pour éliminer les résidus de MIATE avant la sortie du site et éviter tout dépôt sur la chaussée (salissures, traînées, nuisances).

     

coin-repas-chauffeur

 

 

Les chauffeurs ont également accès à une salle de repos

avec douche, sanitaires, et un espace réfectoire

(TV, micro-ondes, cafetière, réfrigérateur…).

 

 

FAQ - Étude, gestion et valorisation des déchets organiques

Faut-il envoyer tous les biodéchets et MIATE en méthanisation plutôt qu’au compostage ?


La méthanisation et le compostage ne jouent pas le même rôle dans le bilan carbone.                              

La méthanisation valorise l’énergie contenue dans la matière organique sous forme de biogaz, utile pour remplacer du gaz fossile.

Le compostage, lui, valorise surtout la fonction “sol” : production d’un amendement stable, stockage de carbone dans les sols et substitution d’engrais minéraux. Pour certaines MIATE peu méthanogènes (peu de gaz produit, beaucoup de matière sèche à gérer), la méthanisation va utiliser l’essentiel du biogaz produit pour incinérer la fraction non valorisable, avec un gain carbone limité. Dans ces cas, l’orientation vers une plateforme de compostage locale est plus pertinente pour le climat, car elle maximise la fonction agronomique et le carbone des sols plutôt qu’une production symbolique de biogaz.

 

Quel est l’impact carbone comparé d’une tonne de MIATE compostée vs méthanisée ?


On ne peut pas donner une valeur unique, mais on peut comparer les logiques. 
En méthanisation, une partie du carbone des MIATE est transformée en biogaz (CH₄ puis CO₂ après combustion), ce qui permet d’éviter du gaz fossile ; en contrepartie, le digestat est souvent plus minéralisé et doit parfois être séché ou même incinéré, avec des consommations d’énergie non négligeables. 
En compostage, la MIATE est stabilisée, une partie du carbone est restituée et stockée dans les sols sous forme d’humus, et l’amendement permet de réduire les engrais minéraux. 
Pour des MIATE peu productrices de méthane, le bilan carbone penche en faveur du compostage : peu d’énergie utile serait produite en méthanisation, alors qu’en compostage on maximise les émissions évitées compost côté sols et fertilisation.

 

Pourquoi certaines MIATE sont-elles mieux valorisées en compostage qu’en méthanisation ?


Toutes les MIATE ne se valent pas du point de vue méthanisation.
Les matières très fibreuses, peu fermentescibles, sèches ou riches en éléments minéraux (par exemple certaines litières, fumiers très paillés, refus de tri peu méthanogènes) produisent peu de méthane mais demandent quand même du brassage, du chauffage et parfois un traitement thermique poussé. Le biogaz produit sert alors en grande partie à faire tourner l’unité et à sécuriser l’incinération ou l’hygiénisation, sans réel “bonus” énergétique. 
En compostage, ces mêmes MIATE deviennent au contraire des co-produits intéressants pour structurer les andains, nourrir la vie du sol, produire un compost normé et contribuer au carbone des sols et humus. Leur “meilleure” valorisation se joue donc souvent côté compostière plutôt que côté méthaniseur.

 

Peut-on combiner méthanisation et compostage dans un même territoire ?


Oui, et c’est souvent la combinaison la plus cohérente à l’échelle d’un territoire. 
La méthanisation valorise en priorité les flux les plus “méthanogènes” et humides (lisiers, effluents liquides, …) : elle produit du biogaz renouvelable qui peut remplacer une énergie fossile. Ensuite, les digestats (surtout la fraction solide) peuvent être orientés vers une plateforme de compostage pour être mieux stabilisés, affinés et transformés en amendement de qualité.
De son côté, la plateforme de compostage prend en charge les matières moins adaptées à la méthanisation : déchets verts riches en fibres, structurants, fractions trop sèches, et certaines MIATE fibreuses. 
Elle les transforme en composts stables, faciles à épandre, qui améliorent la structure du sol, soutiennent la vie microbienne et contribuent au maintien du carbone organique des sols.
Au final, la complémentarité “méthanisation + compostage” permet de cumuler deux leviers : produire une énergie renouvelable (substitution au fossile) et fabriquer des amendements utiles pour les sols, avec une logique de filière locale et de flux orientés vers la meilleure valorisation.

 

Le biogaz utilisé pour incinérer des MIATE a-t-il encore un intérêt climatique ?


Quand le biogaz produit par une unité de méthanisation sert essentiellement à alimenter des process internes très gourmands (chauffage, séchage, incinération de fractions peu valorisables), son bénéfice carbone réel diminue fortement. 
On reste techniquement dans une boucle “énergie renouvelable”, mais une bonne part de cette énergie sert juste à rendre gérables des matières peu adaptées au procédé. 
Du point de vue d’un territoire, il peut être plus pertinent, pour ces MIATE spécifiques, de privilégier une valorisation en compostage local : moins de transformation énergétique “pour brûler”, plus de valeur agronomique, et un bilan carbone compostage qui s’appuie sur le stockage de carbone et les émissions évitées d’engrais minéraux plutôt que sur une énergie difficilement exportable.

 

Comment une collectivité peut-elle arbitrer entre projet de compostage et projet de méthanisation pour ses flux organiques ?


L’arbitrage climat ne consiste pas à choisir “tout méthanisation” ou “tout compostage”, mais à affecter chaque flux au bon outil. Une collectivité peut d’abord caractériser ses gisements : quels flux sont très méthanogènes, lesquels le sont peu, quelles MIATE sont déjà bien valorisées en compostage, à quelles distances se trouvent plateformes et méthaniseurs. 
Ensuite, elle peut comparer les scénarios de bilan carbone : énergie renouvelable produite et réellement exportée, émissions évitées compost via engrais minéraux, carbone des sols et humus, émissions de transport. 
Cette approche permet de justifier, par exemple, que certaines MIATE restent ou reviennent au compostage, pendant que d’autres flux partent en méthanisation, sans opposer artificiellement les deux filières.

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