La Compostière de Montremond est une entreprise spécialisée dans la valorisation des déchets organiques.
Depuis sa création, elle transforme ces matières en compost, contribuant ainsi à une gestion durable des ressources et à la préservation de l’environnement.
Située à Saint-Barthélemy, dans le nord-ouest de l’Isère, elle bénéficie d’une position géographique particulièrement stratégique.
À la croisée de trois départements, l’Isère, la Drôme et le Rhône, elle est idéalement placée pour desservir un large territoire agricole et périurbain.
Proche de communes comme Beaurepaire, Bourgoin-Jallieu ou Romans-sur-Isère, et à moins d’une heure trente de Lyon, Valence ou Grenoble, elle se trouve au cœur d’un maillage territorial dense, propice à la collecte, au traitement et à la redistribution des matières organiques.
Cette localisation lui permet de conjuguer proximité, réactivité logistique et rayonnement régional dans son domaine d’activité.

Une initiative locale au service de l'environnementCréée en 2008 par Laurent Point, agriculteur enraciné dans la région, la Compostière de Montremond est née d’une ambition claire : proposer une solution locale pour valoriser les déchets organiques et réduire la dépendance aux intrants chimiques.
Grâce à un processus de compostage maîtrisé, ces matières sont transformées en amendements organiques riches et naturels, favorisant une agriculture plus durable et respectueuse des sols. |
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En l’espace de quelques années, la Compostière de Montremond s’est imposée comme un acteur régional clé dans le domaine du recyclage des déchets organiques.
Afin d'élargir son offre et d'intégrer de nouvelles solutions écologiques, la compostière a progressivement diversifié ses activités.
| 2008 | Laurent Point, agriculteur, fonde la Compostière de Montremond. |
| 2008 | Introduction de la culture du miscanthus, une plante aux multiples vertus écologiques, utilisée aussi bien comme paillage végétal que comme litière animale. |
| 2009 | Vente de compost vert en vrac destiné au grand public. |
| 2014 | Création d'un espace de vente avec des produits français, locaux de préférence, permettant aux clients d'accéder à une large gamme de produits en sac (terreau, compost vert, terre amendée, fumier en granulé, pouzzolane, paille de miscanthus, ardoise etc.). |
| 2017 | Adhésion au RISPO (Réseau Interprofessionnel des Sous-Produits Organiques). |
| 2024 | L’espace de vente s’enrichit de plaquette forestière en vrac. |
| 2025 |
De nouveaux produits viennent compléter l’espace de vente comme la chaux magnésienne, de l’engrais organique, du terreau spécial semis et bouturage et de la corne broyée.
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| 2026 |
Recentrage stratégique de l’activité et arrêt définitif de la vente de produits en sacs et en vrac. |
Aujourd’hui, la Compostière de Montremond traite environ 37 000 tonnes de déchets organiques par an, ce qui en fait l’une des plus importantes plateformes de traitement de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Indépendante des grands groupes français du recyclage, une particularité devenue rare dans ce secteur, la Compostière de Montremond conserve une structure à taille humaine.
Elle fonctionne avec une équipe composée de 5 collaborateurs permanents aux profils variés, partageant une même passion pour la filière du compostage.

La Compostière de Montremond exerce ses activités dans le respect rigoureux des réglementations environnementales en vigueur.
Classée ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement), elle est soumise à l’arrêté ministériel du 22 avril 2008 régissant les installations de compostage sous autorisation.
Son activité fait l’objet de contrôles réguliers par les services de l’État, notamment la DREAL.
De plus, La Compostière effectue chaque année une déclaration de ses activités auprès de la Préfecture, assurant une transparence totale vis-à-vis des autorités et du public.
À La Compostière de Montremond, la gestion des odeurs est une priorité, en particulier pour préserver le confort du voisinage.
Le compostage repose sur la décomposition naturelle des déchets fermentescibles, un processus qui produit inévitablement des odeurs.
Leur intensité varie selon les conditions météorologiques, comme le vent, les écarts de température entre le jour et la nuit, l’humidité ou les variations de pression atmosphérique.
Pour limiter la propagation des odeurs, plusieurs actions sont mises en place de manière régulière et rigoureuse :
1. La neutralisation des odeurs
Un système de rampe pulvérise régulièrement un neutralisant d’odeurs en micro-gouttelettes, créant un brouillard qui aide à neutraliser une partie des mauvaises odeurs du compostage. Les inhibiteurs employés associent des huiles essentielles naturelles à des composés synthétiques brevetés, dont l’innocuité a été rigoureusement vérifiée. Ils respectent la législation française et européenne, avec des tests de biodégradabilité, de non-toxicité cutanée et oculaire, de phytotoxicité, d’écotoxicité, ainsi que des essais d’inhalation sur des cellules humaines vivantes.

Neutralisation des odeurs via micro-pulvérisation
2. L’oxygénation des bassins de rétention
Environ 30 % des nuisances olfactives proviennent des bassins de rétention des eaux de pluie. Pour y remédier, un système de compresseur relié à des bulleurs apporte de grandes quantités d’air, oxygénant efficacement l’eau stagnante et réduisant ainsi l’émission des odeurs.
3. La captation et le traitement des émissions odorantes
La Compostière de Montremond modernise son procédé de compostage avec six nouveaux casiers à aération maîtrisée. L’air ayant traversé les matières sera aspiré sous les casiers puis dirigé vers un système de traitement capable de traiter jusqu’à 25 000 m³ d’air par heure. Il passera d’abord par une tour de lavage humide, permettant notamment de capter une partie de l’ammoniac, puis par un biofiltre végétal de 440 m³ chargé de traiter les composés responsables des odeurs. Cette nouvelle installation doit ainsi permettre de mieux maîtriser les émissions odorantes directement à la source, avant leur dispersion dans l’atmosphère.
Pour découvrir plus en détail le fonctionnement de cette installation, les objectifs du projet et cet investissement de 1,5 million d’euros, consultez notre article consacré à la construction de nos six nouveaux casiers de compostage.
Il arrive que certains déchets verts apportés contiennent des résidus de plastique.
Lors du criblage du compost, après la phase de maturation, ces éléments indésirables peuvent encore être présents dans le flux de matière.
Pour limiter leur présence dans le compost final, notre crible est équipé d’un séparateur aéraulique : une technologie qui utilise un flux d’air puissant pour distinguer les matériaux lourds des matières plus légères, comme les plastiques. Ces derniers sont ainsi aspirés puis collectés dans une benne spécifique, avant d’être envoyés vers des centres de traitement agréés.
Le crible est également doté d’un séparateur magnétique, qui retire les objets métalliques, ainsi que d’un système de dépierrage permettant d’éliminer les cailloux et autres éléments minéraux.

Tri des indésirables plastiques / dépierrage / déferraillage lors d’une opération de criblage de compost
Dans une démarche globale de réduction de son impact environnemental, la Compostière de Montremond a mis en place, en mai 2024, un système de phytoépuration destiné au traitement des eaux usées du site.
Cette solution repose sur un principe naturel : l’eau est filtrée progressivement à travers différents substrats et végétaux sélectionnés pour leurs capacités épuratrices. Ce procédé permet de traiter les eaux usées sans recours à des traitements chimiques lourds, tout en favorisant une intégration paysagère naturelle.
Au-delà de son activité de valorisation des déchets organiques, la plateforme poursuit ainsi le développement d’équipements concrets visant à limiter son impact sur l’environnement.

Installation de phytoépuration mise en service en mai 2024 pour le traitement naturel des eaux usées du site.
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Constitué en 1997 à l'initiative de l'ADEME et du Conseil régional Rhône-Alpes, le Réseau Interprofessionnel des Sous-Produits Organiques (RISPO) rassemble les acteurs engagés dans la valorisation des matières organiques et le retour au sol des ressources issues du compostage et d'autres filières de traitement. En tant qu'adhérent du RISPO, La Compostière bénéficie d'échanges techniques, d'une veille réglementaire et de retours d'expérience entre professionnels. Cette implication reflète notre volonté d'améliorer continuellement nos pratiques et de contribuer au développement d'une filière organique performante et durable. |
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