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Tout savoir sur le lombricompostage

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Recycler ses épluchures pour nourrir la terre : voilà l’esprit du lombricompostage, une méthode simple, naturelle et écologique pour transformer ses déchets de cuisine en un engrais vivant et fertile. Grâce à l’action discrète mais efficace de vers spécialisés, vos restes alimentaires deviennent un compost organique de haute qualité, riche en micro-organismes bénéfiques et facilement assimilable par les plantes.


Le principe est limpide : au lieu de jeter vos biodéchets à la poubelle, vous les valorisez sur place. 
Or, c’est un enjeu majeur : un tiers de nos poubelles ménagères est constitué de déchets alimentaires, soit près de 9,5 millions de tonnes produites chaque année en France. Bien triés et valorisés, ces déchets ont encore beaucoup à offrir — ils peuvent nourrir les sols, produire de l’énergie et surtout réduire les émissions de gaz à effet de serre.

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Selon la dernière étude de l’ADEME publiée en 2025 sur les pratiques de 2024, seuls 56 % des ménages trient réellement leurs biodéchets alimentaires, mais la tendance s’améliore : 37,6 % des Français ont déjà réduit la part de biodéchets jetés avec leurs ordures ménagères. Parmi leurs motivations, on retrouve la réduction du volume de déchets, la volonté d’agir pour l’environnement et le plaisir d’utiliser son propre compost pour enrichir le jardin.

 

Rappelons aussi que depuis le 1er janvier 2024, le tri des biodéchets est désormais obligatoire en France.
Dans cet article, nous nous concentrerons sur le lombricompostage en extérieur, une approche idéale pour débuter : peu contraignante, autonome et parfaitement adaptée aux jardins, terrasses ou coins abrités. Vous découvrirez ici comment le mettre en place pas à pas, entretenir votre colonie de vers et obtenir un compost à la fois nutritif et respectueux de la vie du sol.

 

 

Qu’est-ce que le lombricompostage ?

Le lombricompostage repose sur l’activité de vers composteurs, en particulier Eisenia fetida, capables de décomposer rapidement les matières organiques. 
Ces vers transforment épluchures, restes de fruits et légumes…en un amendement naturel appelé lombricompost, très riche en nutriments.
Contrairement au compostage traditionnel, le lombricompostage ne produit pas de chaleur élevée, ce qui ne permet pas d’éliminer tous les agents pathogènes. Il est donc important d’exclure certains déchets comme les restes de viande ou les mauvaises herbes en graine.
Le lombricompost est plus concentré et plus stable qu’un compost domestique classique, avec une forte activité biologique.

Il contient une forte concentration en azote (N), phosphore (P) et potassium (K), idéale pour fertiliser potagers, plantes en pot et massifs... Cette richesse s'explique par la nature humide des apports et l'absence de pertes liées à la chaleur, comme l’évaporation de l’ammoniac.

 

 

Quels sont les avantages du lombricompostage ?

Le lombricompostage présente de nombreux avantages :


✔ Réduction des déchets ménagers : Environ 30 % des ordures ménagères sont compostables. Grâce au lombricompostage, il est possible de transformer ses déchets organiques chez soi, sans nuisance olfactive.


✔ Engrais naturel et gratuit : Le lombricompost est un fertilisant organique puissant pour les sols et les plantes. 


✔ Démarche écoresponsable : Le lombricompostage réduit votre impact environnemental, limite les émissions liées au transport des déchets et contribue à la préservation des ressources naturelles.

 

 

Où installer son lombricomposteur ?

Pour nos lombricomposteurs made in France Jamet, sachez qu’ils sont résistants au gel grâce à une épaisse couche de céramique isolante ; les lombricomposteurs à enterrer peuvent ainsi rester à l’extérieur toute l’année sans risque.

Toutefois, pour respecter la plage de température idéale des vers (15 à 25 °C), privilégiez si possible une zone ombragée l’été et abritée du vent en hiver.

 

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Lombricomposteur à enterrer Jamet pour composter vos biodéchets directement au pied des plantes.

 

 

Quels vers utiliser dans son lombricomposteur ?

En utilisation en pleine terre, les vers arrivent naturellement au bout de quelques semaines.
Mais vous pouvez aussi en ajouter pour accélérer le démarrage.
Dans ce cas, il est important d’introduire des vers adaptés au lombricompostage dans votre lombricomposteur.
Attention : ne confondez pas les vers de jardin avec ceux utilisés pour le compostage.
Le Lumbricus terrestris, un ver de sol profond, n’est pas adapté au lombricompostage.


Pour le lombricompostage, privilégiez :

 

➤ Eisenia foetida, aussi appelé ver du fumier, est facilement reconnaissable à sa couleur rouge tigrée de stries claires.

Très actif, il se développe rapidement dans les matières organiques en décomposition, ce qui en fait l'espèce idéale pour le lombricompostage.

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➤ Eisenia andrei, plus connu sous le nom de ver rouge de Californie, se distingue par sa couleur rouge vif. Très friand de déchets organiques frais, il est également l’un des vers les plus efficaces pour le lombricompostage domestique.
Ces deux espèces exploitent ensemble des déchets à différents stades de décomposition : certains apports sont encore frais, d’autres déjà ramollis, fragmentés et partiellement transformés. Cette complémentarité aide à rendre la dégradation plus régulière.

 

 

Où trouver des vers pour lombricomposteur ?

➤ En ligne : de nombreux sites internet proposent des vers avec un conditionnement adapté pour un transport optimal.


➤ Chez un particulier équipé d’un lombricomposteur : les amateurs de lombricompostage partagent souvent leurs vers gratuitement.


➤ Dans la nature, on retrouve surtout Eisenia fetida dans les tas de fumier, vieux composts ou accumulations très riches en matière organique.

 

 

Quelle quantité de ver incorporer à votre lombricomposteur ?

Pour démarrer efficacement votre lombricompost, adaptez la quantité de vers au volume de vos déchets journaliers.


La règle de base est simple : il faut environ 2 fois la masse des déchets que vous apportez quotidiennement en vers.


Par exemple, pour composter 100 grammes de déchets alimentaires par jour, vous aurez besoin d’environ 200 grammes de vers.
La population de vers évoluera progressivement en fonction de la quantité de déchets disponibles.

 

 

Quels déchets peut-on mettre dans un lombricomposteur ?

Mettez des déchets organiques régulièrement, en petite quantités, si possible découpés pour faciliter le travail des vers.


- Épluchures de fruits et légumes 


- Restes de fruits abîmés ou trop mûrs


- Marc de café et filtre papier coupé en petit morceau


- Coquilles d'œufs écrasées (en petite quantité)


- Pain, croutes de pizza


- Riz ou pâtes nature (non salés, en petite quantité)

 

 

Quels déchets ne doit-on pas intégrer à un lombricomposteur ?


N’intégrez pas les déchets ci-dessous car certains sont trop acides, trop gras, long à décomposer voire même dangereux pour les vers.


- Agrumes (peau et chair : trop acides et contiennent des huiles essentielles)


- Ail, oignon, échalote : à éviter ou à limiter fortement, car ces apports sont peu appréciés des vers et peuvent déséquilibrer le milieu.


- Feuilles de rhubarbe : à éviter, notamment en raison de leur teneur en acide oxalique.


- Produits laitiers (fromage, lait, yaourt…)


- Produits animaux (viande, poisson, os, charcuterie)


- Epices, résidus salés ou vinaigrés


- Aliments gras ou cuits avec huile/beurre/sauce


- Noyaux de cerise, coques de cacahuète… à éviter ou à limiter en raison de leur décomposition très lente.


- Excréments d’animaux (risque sanitaire)

 

- Déchets verts du jardin (feuilles, herbe… trop volumineux et inadaptés)

 

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Les paramètres du lombricomposteur à surveiller

Respect du ratio carbone / azote


Pour assurer un fonctionnement optimal de votre lombricomposteur, il est crucial de maintenir un bon équilibre entre les matières azotées (fraîches) et les matières carbonées (sèches). 


Ce rapport, nommé C/N (carbone sur azote), influence directement la qualité de la décomposition ainsi que le bien-être des vers.
La règle de base à suivre est simple : environ 2/3 de matières fraîches (épluchures de fruits et légumes, marc de café...) pour 1/3 de matières sèches. 


Aussi appelées « matières brunes », ces dernières jouent un rôle fondamental : elles évitent la fermentation excessive, absorbent l'humidité, et favorisent une bonne aération du lombricompost.


Zoom sur les matières brunes pour votre lombricomposteur

 

Quelles sont les meilleures matières brunes à ajouter à un lombricomposteur extérieur ?


Dans un lombricomposteur extérieur, les matières brunes jouent un rôle essentiel : elles équilibrent l’azote des déchets de cuisine et évitent que le mélange ne tourne en bouillie malodorante.
En théorie, toute matière riche en carbone peut convenir. En pratique, certaines sont nettement plus efficaces, à la fois pour la santé des vers et pour la qualité finale du compost.


Les meilleures matières brunes à utiliser :

 

➤ Feuilles mortes sèches et broyées (notre préférée) : riches en fibres et en minéraux, elles apportent structure, diversité biologique avec une bonne absorption de l’humidité.


Privilégier les feuilles tendres (érable, tilleul, bouleau, marronnier d’Inde, frêne, noisetier, fruitiers…).
Evitez les feuilles coriaces comme le chêne, le platane, le laurier, le houx etc qui se décomposent lentement à cause de leur teneur en lignine ou en tanins.

 
Les feuilles sèchent et broyées assurent une bonne aération du compost et limitent l’excès d’humidité.
Idéalement, récoltez-les bien sèches, broyez-les et stockez-les en sacs : cela prend peu de place et permet d’en ajouter facilement en fonction des besoins.
Plus les fragments sont fins, plus ils se décomposent rapidement et deviennent accessibles aux micro-organismes (et donc aux vers).

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➤ Carton brun non imprimé (cartons ondulés, boîtes d’œufs, rouleaux de papier toilette) : facile à trouver, très apprécié des vers une fois humidifié et déchiré en petits morceaux. Pratique car disponible toute l’année, ce matériau équilibre bien le mélange et absorbe l’humidité.

 

➤ Miscanthus ou foin : excellents pour l’aération et la légèreté du mélange.


➤ Sciure de feuillu non traitée : utiles en petite quantité pour structurer.


À éviter :

 

- Papier glacé ou imprimés colorés : contiennent encres et additifs chimiques.


- Sciures de résineux (pin, sapin, épicéa) : trop acides et résineuses pour les vers.


- Branches ou copeaux trop gros : se décomposent trop lentement dans un lombricomposteur.


Le carton présente-t-il un risque de pollution chimique pour un lombricomposteur ?


Le carton n’est pas qu’une simple “pâte de cellulose compressée”. C’est un matériau composite, souvent inoffensif, mais parfois porteur de quelques traces industrielles.


De quoi est fait un carton brun classique ?


- Fibres de cellulose : issues de bois ou de papiers recyclés.


- Colles et liants : majoritairement à base d’amidon (blé, maïs, pomme de terre), donc sans grand danger.


- Charges minérales : kaolin, carbonate de calcium, talc ; des minéraux inertes et non toxiques.


- Additifs divers : agents anti-humidité ou azurants, selon les procédés de fabrication.


Les risques :


Certains cartons recyclés peuvent contenir des traces d’encres, de colles ou d’huiles minérales, issues du papier d’origine. Ces composés, bien que présents à très faibles doses peuvent se retrouver dans le lombricompost même si une partie sera dégradée par les micro-organismes et les vers.


Autrement dit, le risque chimique existe, mais il est très faible dans le cadre du lombricompostage domestique, surtout si l’on respecte quelques précautions simples :


- Utiliser du carton brun non imprimé, sans pelliculage plastique ni vernis.


- Privilégier les cartons ondulés et les boîtes d’œufs : Le carton ondulé (hors zone imprimée) est un matériau relativement propre car il contient peu d’additifs, utilise des colles naturelles à base d’amidon, et n’est pas blanchi au chlore. 

 

Les boîtes d’œufs, quant à elles, sont produites à partir de papiers recyclés nettoyés et dépigmentés. Conçues pour être en contact avec des aliments secs, elles respectent des normes sanitaires strictes et contiennent peu ou pas d’encres ni de colles chimiques. Leur fabrication à chaud élimine encore une partie des résidus, ce qui en fait un apport sans de gros risque.

 

Si vous souhaitez utiliser du carton, nous vous conseillons donc de vous orienter plutot vers les boîtes d’œufs.

 

Gérer l’acidité du lombricompost

 

Au fur et à mesure de la décomposition des déchets organiques, le milieu du lombricomposteur tend naturellement à devenir plus acide. Cette acidité excessive peut ralentir l’activité des vers, compromettre la dégradation des matières et, à terme, mettre en danger leur survie.
Pour préserver un environnement sain, il est essentiel de maintenir le pH entre 6 et 8. 
Pour cela, pensez à ajouter régulièrement des coquilles d’œufs bien sèches et finement broyées, du carbonate de calcium alimentaire ou de la chaux dolomitique.
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Maîtriser le taux d’humidité dans le lombricomposteur


Le taux d’humidité est un paramètre essentiel à surveiller dans votre lombricomposteur, car il influence directement la santé des vers et l'efficacité du processus de lombricompostage. 
Une humidité bien gérée permet aux vers de se déplacer facilement, de respirer correctement et de digérer efficacement la matière organique.
Le taux d’humidité idéal se situe entre 75 % et 85 %. En règle générale, si l’équilibre carbone/azote est bien respecté, il est rarement nécessaire de corriger ce niveau.
En effet, ce sont principalement les déchets de cuisine humides (fruits, légumes, marc de café, etc.) qui fournissent naturellement l’eau nécessaire au bon fonctionnement du système.
Cependant, si vous observez que le contenu devient trop sec, vous pouvez pulvériser un peu d’eau pour réhydrater doucement le substrat. 
Attention : évitez l’excès d’eau, car un milieu trop détrempé pourrait asphyxier les vers.

 

 

lombricompost-en-fabricationLombricompost en formation : en saison froide (comme ici en février),

une humidité plus élevée est tout à fait normale.

 

 

Récolte du lombricompost

Combien de temps faut-il pour obtenir du lombricompost ?


Le processus prend environ 3 à 5 mois pour produire un compost mûr, selon la température, les apports et la taille de la colonie de vers. Plus vous respectez le bon équilibre azote/carbone, plus le lombricompost sera rapide à produire.


Contrairement à certains lombricomposteurs d’intérieur qui peuvent produire un liquide d’écoulement, appelé lixiviat, le lombricomposteur en céramique Jamet laisse ce liquide s’infiltrer directement dans le sol.

Ce lixiviat ne doit pas être confondu avec un thé de vermicompost, qui se prépare séparément à partir de lombricompost mûr. 
Ce fonctionnement favorise un enrichissement progressif et naturel de la terre sur laquelle il est installé, permettant ainsi aux plantes environnantes de bénéficier directement de ses nutriments. 


Suivez ces étapes simples pour réussir votre récolte :


- Retirez le lombricomposteur du sol.
- Versez délicatement le contenu sur une bâche ou dans une caisse.
- Isolez les vers du compost mûr afin de les réserver pour la suite.
- Remettez les vers dans une nouvelle litière pour recommencer un cycle.

 

Le lombricompost étant un produit vivant, riche en micro-organismes actifs, il est recommandé de l’utiliser rapidement après récolte, idéalement dans les 30 jours. Cela garantit une efficacité maximale.

 

 

Utilisation du lombricompost


Quelle dose de lombricompost utiliser en plantation en pleine terre ?


-  Potager : 300/400 grammes par m2 


- Plantation arbre / arbuste : 1 à 3 Kg 


- Repiquage jeune plant : 60/80 grammes par plant 



Lombricomposteur extérieur : problèmes et solutions

Voici un guide rapide de dépannage pour lombricomposteur extérieur, comme une petite notice de “médecin du compost” :


1. Mauvaises odeurs (odeur d’œuf pourri, ammoniaque)
- Trop de déchets azotés (cuisine) / pas assez de matière brune.
- Ajouter : carton brun déchiqueté + feuilles sèches.
- Aérer légèrement le mélange.


2. C’est trop humide, ça dégouline
- Excès d’épluchures humides (melon, salades, fruits gâtés).
- Ajouter : carton sec / boite à œuf et mélanger
- Surveiller les apports liquides (éviter restes cuits trempés par exemple).


3. Compost trop sec, les vers fuient
- Pas assez de déchets frais ou chaleur estivale.
- Ajouter : restes de cuisine frais (fruits/légumes), un peu d’eau.
- Recouvrir avec feuilles humides ou carton pré-mouillé.


4. Petits moucherons / drosophiles
- Déchets frais mal recouverts.
- Recouvrir chaque apport avec de la matière brune comme des feuilles broyées.

 

5. Les vers remontent ou s’enfuient
- Mauvaises conditions (trop sec, trop acide, trop chaud ou froid).
- Vérifier humidité (doit ressembler à une éponge essorée).
- Ajouter des feuilles broyées et un peu de coquilles d’œuf pilées pour tamponner le pH.


6. Le compost est compact, sans aération
- Trop de matières fines (café, restes mous).
- Ajouter : paille de miscanthus, copeaux fins, carton déchiqueté grossièrement.
- Mélanger légèrement sans trop déranger les vers.


7. Apparition de moisissures blanches
- Normal : ce sont des champignons décomposeurs.
- Laisser, les vers les mangeront. Si excès → brasser un peu et équilibrer avec du carton.

 

 

FAQ – Lombricompostage : les réponses à vos questions

Où placer un lombricomposteur enterré dans le jardin ?


Un lombricomposteur à enterrer doit être placé dans un endroit ombragé, à l’abri du vent et des fortes chaleurs. Choisissez une zone facile d’accès pour y déposer vos biodéchets, idéalement près de la maison. Le sol doit être bien drainé, ni trop argileux, ni détrempé, pour garantir une bonne aération et le confort des vers.

 

Le lombricompostage est-il efficace en hiver ?


Oui, le lombricompostage peut continuer en hiver, surtout si vous utilisez un lombricomposteur enterré ou isolé. Les vers ralentissent leur activité quand la température baisse, mais ne meurent pas si le système est bien protégé. Une installation en pleine terre permet de bénéficier de l’inertie thermique du sol.

 

En quoi le compostage se différencie-t-il du lombricompostage ?


Le compostage traditionnel repose sur la fermentation des déchets organiques avec montée en température, tandis que le lombricompostage utilise des vers pour transformer les déchets à température ambiante.

 

Quels sont les avantages du lombricompost face au compost classique ?


Le lombricompost est plus nutritif, plus stable, et contient davantage de micro-organismes bénéfiques. Il est aussi plus facile à utiliser pour les jardiniers, car il présente en général un faible risque de brûlure lorsqu’il est utilisé à dose raisonnable.

 

Faut-il remuer le lombricomposteur de temps en temps ?


Non, il n’est pas nécessaire de remuer régulièrement un lombricomposteur. Les vers se chargent naturellement de brasser le substrat. Mais un léger mélange occasionnel peut être fait en cas de compactage excessif. 
Dans un petit lombricomposteur enterré, en fin de cycle, quand vous avez arrêté les apports de matières fraîches et que l’ensemble est déjà bien homogène, vous pouvez mélanger doucement la couche supérieure afin d’uniformiser un lombricompost encore moyennement mûr et faciliter la récolte. L’objectif reste de l’aérer, pas de le bouleverser : un brassage léger, ponctuel, suffit. 

 

Est-ce que les vers peuvent sortir du lombricomposteur ?


Les vers ne fuient généralement pas un environnement sain. S’ils s’échappent, c’est souvent à cause d’un problème : milieu trop acide, trop sec, ou trop humide. En régulant ces paramètres, ils resteront bien en place.

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