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Fabriquer son compost maison : le guide complet

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Le compostage gagne du terrain ! D’après une enquête ADEME publiée en 2025 sur les pratiques de 2024, 37 % des Français compostent leurs biodéchets alimentaires, contre 34 % en 2020 ; et la majorité le fait en toute autonomie : deux tiers se sont équipés sans aide extérieure, et 80 % utilisent le compost qu’ils produisent directement dans leur jardin.


Réaliser son compost maison est une pratique simple, économique et respectueuse de l’environnement. En transformant vos déchets organiques en un amendement naturel de grande qualité, vous réduisez le volume de vos poubelles et enrichissez durablement votre sol. 


De plus, depuis le 1er janvier 2024, le tri des biodéchets est obligatoire !
Tontes de gazon, feuilles mortes, épluchures de cuisine ou tailles de haies deviennent une ressource précieuse qui fertilise la terre et stimule la vie souterraine.
Résultat : un jardin plus robuste, des plantes vigoureuses et une vraie contribution au développement durable.

  composteur

Dans ce guide, découvrez étape par étape comment réussir votre compostage et obtenir un humus riche, prêt à soutenir vos cultures.

 

 

Qu’est-ce que le compostage ?

Le compostage est un processus biologique naturel où des micro-organismes (bactéries, champignons, actinomycètes) et des macro-organismes (vers, cloportes, insectes décomposeurs) transforment les déchets organiques en humus. Ces alliés discrets travaillent en continu pour décomposer la matière et restituer au sol des nutriments essentiels.
Ce processus imite ce qui se passe en forêt : les feuilles chutent, se dégradent et rendent au sol les nutriments absorbés. Dans votre jardin, composter permet de reproduire ce mécanisme naturel tout en limitant vos déchets ménagers.

 

Le compost passe par plusieurs phases biologiques :


Décomposition active : la température monte jusqu’à 60–70 °C (dans le cas d’une plateforme de compostage professionnelle) détruisant graines indésirables et germes.


Étape de refroidissement : les insectes et vers décomposeurs prennent le relais et transforment la matière en particules plus fines.


Maturation : l’ensemble se stabilise en humus sombre, grumeleux et odorant comme la terre forestière.


N’hésitez pas à consulter notre page consacrée au fonctionnement d’une plateforme de compostage, afin de découvrir les coulisses du fonctionnement du compostage professionnel.

 

 

Pourquoi fabriquer son compost ?

Le compost fait maison offre de nombreux avantages :

 

✔ Il améliore la structure du sol en le rendant plus meuble, aéré et moins compacté.


✔ Il améliore la capacité du sol à retenir l’eau, ce qui aide à mieux traverser les périodes sèches.


✔ Il fournit des nutriments indispensables tels que l’azote, le phosphore, le potassium et de nombreux oligo-éléments.


✔ Il stimule la biodiversité du sol en accueillant une microfaune précieuse (vers de terre, collemboles, etc.).


✔ Réduit le volume de déchets collectés et les émissions liées à leur transport.


✔ Il permet de limiter les apports en engrais chimique.


✔ Contribue à des sols vivants plus résistants aux aléas climatiques.


Composter revient à donner une seconde vie aux déchets et à renforcer la durabilité du jardin.

 


 pourquoi-composter

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Composter, c’est nourrir le sol, retenir l’eau et favoriser la vie du jardin.

 

 

Où installer son composteur ?

Bien choisir l’endroit où installer son compost est déterminant. Que vous utilisiez un bac en bois, plastique, métal ou simplement un tas, quelques principes de base sont indispensables. 


Conditions idéales


➤ Le lien direct avec le sol facilite le travail des micro-organismes.


➤ Sol bien drainé.


➤ Zone mi-ombragée, protégée du vent, pour garder une humidité stable.


➤ Si possible à proximité de la cuisine et du potager afin de limiter les trajets.


➤ Un accès à l’eau permet de réguler l’humidité du compost quand le temps est sec.

 

 

Les différents types de compostage

1. Compost en tas ou comment faire du compost sans composteur

 

Le compost en tas est la méthode la plus simple et la plus économique, particulièrement adaptée aux grands jardins.

 

Pour un compost performant, le tas doit atteindre 1 à 1,5 mètre de hauteur et présenter une largeur minimale de 1,5 mètre.

 

Il n’existe pas de limite maximale de largeur, mais une masse suffisante est essentielle pour conserver la chaleur et soutenir l’activité biologique.

 

L’eau de pluie assure en général l’apport hydrique nécessaire, mais en été, un arrosage supplémentaire s’impose pour éviter le dessèchement.

Le tas occupe de l’espace et reste peu esthétique, mais il compense largement par sa capacité importante et sa facilité de brassage. 

  tas-de-compost

 

2. Composteur fermé / bac

 

Le composteur fermé séduit par son aspect plus esthétique et sa praticité dans les petits espaces. 
Il convient bien aux apports modérés, mais son volume limité restreint la quantité de matière traitée. Le brassage y est moins aisé et l’humidité doit être surveillée de près, car la pluie y pénètre peu ou pas.

 

La rapidité du compostage dépend donc avant tout de trois éléments : un brassage régulier, un bon niveau d’humidité et un mélange équilibré entre matières “vertes” et “brunes”. Sans cela, le compostage dans un bac peut être plus lent et demander davantage de suivi qu’en tas.

 

  compost-ferme

3. Compostage partagé

 

Le compostage partagé est particulièrement adapté aux copropriétés, aux quartiers ou aux établissements scolaires.

Cette formule repose sur la mise en commun des déchets organiques et favorise la création de lien social autour d’un projet collectif.

Le compost produit est utilisé de manière partagée, ce qui renforce l’esprit communautaire.

En revanche, cette solution nécessite une organisation solide et la présence d’un référent formé pour assurer le suivi et le bon déroulement du processus.

 

  composteur-partage

 

4. Compostage de surface : simple en théorie, mais attention aux rongeurs


Le compostage de surface consiste à déposer directement sur le sol une fine couche de matières organiques (épluchures, tontes en petite quantité, feuilles, broyat…), puis à laisser la vie du sol faire le travail. Sur le papier, c’est simple : cela nourrit l’activité biologique au plus près des racines, un peu comme un paillage qui se transforme progressivement.


Mais à la Compostière de Montremond, c’est une méthode que l’on recommande moins : en pratique, les apports frais visibles en surface peuvent vite devenir un “buffet” et attirer les rongeurs, surtout quand les déchets de cuisine sont déposés en petites accumulations, ou mal recouverts.


Si vous souhaitez tout de même l’utiliser, la règle d’or est de rester sur des apports très fins, bien répartis, et toujours recouverts (au moins 5 à 10 cm de matière sèche: feuilles sèches, broyat, paille…). Évitez aussi tout ce qui est très attractif : restes cuisinés, pain en quantité, aliments gras.

 

5. Le lombricompostage : la solution idéale en petit espace


Le lombricompostage est une méthode simple et très efficace pour valoriser les déchets de cuisine, même avec un tout petit jardin.

Grâce aux vers, la matière est transformée en un compost très riche et en “thé” fertilisant.

 

Pour tout comprendre (matériel, démarrage, erreurs à éviter), consultez notre guide spécifique sur le lombricompostage.

 

 

Comment fabriquer son compost étape par étape

Équilibre carbone / azote

La réussite d’un compost repose avant tout sur un bon équilibre entre matières carbonées et matières azotées. Les matières « vertes », riches en azote, proviennent surtout des déchets de cuisine et du jardin : épluchures, tontes de gazon fraîches, fanes ou fleurs fanées. 


Les matières « brunes », riches en carbone, sont apportées par la paille, les feuilles mortes, le carton brun déchiré ou les petites branches broyées. 


Pour un bon fonctionnement des micro-organismes, le rapport carbone/azote optimal se situe entre 25 et 30. Comme chaque déchet a une composition différente et qu’il est difficile de calculer cela chez soi, on peut retenir une règle pratique : environ 60 à 70 % de matières “vertes” et 30 à 40 % de matières “brunes”.


C’est ainsi que vous pourrez souvent lire la règle suivante simplifiant la situation :  2/3 matières vertes pour 1/3 de matières brunes. 


Ce rapport limite les mauvaises odeurs, évite un excès d’humidité, évite le tassement et favorise l’aération, une décomposition régulière.

 

  equilibre-carbone-azote

Équilibre sec / humide

 

Pour réussir son compost, il est essentiel de maintenir un taux d’humidité constant.


Trop humide, il se transforme en un amas étouffé, sujet à la fermentation et aux mauvaises odeurs.

Trop sec, il perd en activité biologique et la décomposition ralentit fortement. 


On recherche une texture qui rappelle celle d’une éponge bien essorée. 


Pour cela, surveillez l’évolution du tas : si la matière semble s’effriter, arrosez légèrement ; si elle devient compacte et collante, ajoutez des matières sèches et brassez pour rééquilibrer. 
Ce juste milieu permet de maintenir un environnement favorable aux micro-organismes et d’accélérer la transformation des déchets en humus.

 

Équilibre gros / fins

 

La taille des déchets incorporés influence elle aussi le processus. Les gros morceaux assurent une meilleure aération du tas, mais leur décomposition demande plus de temps. 


À l’inverse, les petits morceaux se décomposent rapidement, mais s’ils sont trop nombreux, ils risquent de se tasser et de limiter la circulation de l’air. 


Pour obtenir un compost équilibré, alternez morceaux grossiers et apports fins.

 

Ne cherchez pas forcément à obtenir un compost parfaitement homogène. Il est tout à fait normal de retrouver quelques morceaux de branches d’autres éléments grossiers. Ceux-ci peuvent simplement être remis dans un nouveau tas où ils poursuivront leur décomposition.

 

Le brassage

 

Pour stimuler le processus de décomposition, il est essentiel de brasser régulièrement le tas de compost, en le retournant avec une fourche ou un aérateur de compost tous les quinze à trente jours.


Ce geste simple permet de réintroduire de l’oxygène au cœur du tas, indispensable au travail des micro-organismes aérobies (ceux qui décomposent la matière avec de l’air). Sans oxygène, le compost évolue en fermentation anaérobie, ce qui ralentit fortement la décomposition et provoque de mauvaises odeurs.


Le brassage homogénéise aussi l’humidité et la température, deux paramètres cruciaux pour obtenir un compost de qualité comme nous l’avons vu.

Il rapproche les matières fraîches (souvent en surface) du centre chaud du tas, là où l’activité biologique est la plus intense.

En mélangeant ainsi couches externes et internes, on accélère la transformation et on évite la formation de zones compactées qui bloquent la circulation de l’air.

  brassage-compost

 

Déchets à composter, à modérer ou à éviter

À composter sans hésiter

 

- Marc de café, coquilles d’œufs, épluchures.


- Coupe de gazon, feuilles sèches, petits déchets de taille de haies, fleurs fanées…

 

À composter avec modération


- Pain en grande quantité : se compacte, moisit rapidement et attire les rongeurs.


- Agrumes en excès (peaux d’orange, citron, pamplemousse) : ils ne posent pas de problème en petite quantité, mais des apports trop massifs d’écorces se décomposent lentement et peuvent déséquilibrer le mélange.


- Feuilles de chêne, noyer, platane, laurier-sauce, magnolia… (se décomposent très lentement).


- Cendres de bois non traité : utiles en très petite quantité, mais à l’excès elles peuvent déséquilibrer le compost, élever fortement le pH et perturber l’activité biologique.

 

- Cartons bruns sans impression et boîtes à œufs en carton découpés en petits morceaux.


À proscrire

 

- Evidemment, ne mettez pas de plastiques, métaux, verres, bois traités / peints.


- Plantes malades (tomates avec mildiou, rosiers avec oïdium, etc.) : risque de conserver et propager les spores pathogènes (si chauffe insuffisante du compost).


- Plantes invasives : renouée du Japon, berce du Caucase, Ailante… Elles peuvent repartir à partir de rhizomes ou de graines résistantes.


- Adventices montées en graines comme les pissenlits, chardon, ortie montée, etc (si chauffe insuffisante du compost).


- Les cendres de charbon et le charbon de barbecue (métaux lourds et substances toxiques).


- Litières minérales pour animaux (chats, lapins…) : souvent non biodégradables et potentiellement porteuses de germes. Si vous utilisez de la litière de miscanthus, aucun problème !


- Poussière d’aspirateur : souvent mélangée à des fibres synthétiques et microplastiques.

 

 

Astuces pour accélérer le compostage

Si vous souhaitez obtenir un compost de qualité rapidement, voici deux petites astuces pour booster le processus de décomposition :


➤ Ajoutez un peu de compost mûr : il agit comme un levain naturel, ensemence le tas et stimule la microfaune.


➤ Broyer les apports ligneux : branches, tailles ou brindilles se décomposent beaucoup plus vite une fois réduites en petits morceaux, car leur surface de contact est accrue.


➤ Privilégiez l’usage d’un activateur de compost, de préférence naturel. Vous trouverez une recette juste un peu plus bas.
Avec un bon équilibre et un peu de suivi, votre compost peut être prêt en 6 à 12 mois.

 

 

Les soucis fréquents du compost et comment les corriger

Un compost n’est pas une machine, c’est un écosystème miniature.

À l’image d’un organisme vivant, il réagit en fonction des conditions qui lui sont imposées.

Voici les problèmes les plus fréquents, leurs causes profondes et les solutions qui remettent le processus sur les rails.

 

Odeurs fortes et désagréables


Un compost bien équilibré sent la forêt après la pluie, pas la poubelle.

Les mauvaises odeurs signalent un excès de matières vertes (trop riches en azote, comme les épluchures ou l’herbe fraîche) et/ou un manque d’oxygène. Le compost entre alors en fermentation anaérobie, un peu comme une cuve de purin.


Solution : incorporez des matières brunes (paille, feuille morte, broyat, carton) qui apportent du carbone et du “volume structurant”.

Ensuite, aérez en brassant le tas. L’oxygène relance l’action des micro-organismes aérobies, reconnus comme les bons décomposeurs.

 

Invasion de mouches ou moucherons


Ces insectes raffolent des déchets de cuisine laissés en surface (épluchures de fruits, restes sucrés). C’est un buffet à ciel ouvert.


Solution : à chaque nouvel apport, recouvrez systématiquement vos déchets d’une fine couche de matières brunes sèches.

Vous masquez les odeurs attractives et vous limitez les intrus. En bonus, vous gardez un meilleur équilibre C/N (carbone/azote).


Compost gluant et compact


Si le compost devient collant, pâteux, presque comme de la boue, cela indique un excès d’humidité associé à un trop-plein d’azote. Les tontes de gazon sont les coupables habituels : elles forment des couches étanches qui ferment le tas.


Solution : cassez ces paquets et mélangez-les à des matières sèches, aérées et absorbantes : brindilles, copeaux, sciure, broyat, carton brun. Ajoutez-y une poignée de cendre de bois, qui agit à la fois comme asséchant et comme minéralisant.

Votre compost retrouvera sa respiration.

 

Compost trop sec et qui ne se décompose pas


À l’inverse, un compost qui ressemble à une botte de foin poussiéreux n’évolue plus. Les micro-organismes ont besoin d’humidité pour survivre et digérer. En l’absence d’eau, l’activité biologique ralentit jusqu’à cesser complètement.


Solution : humidifiez le tas doucement, comme si vous arrosiez une plante. 
Si votre compost est en tas, pour maintenir l’humidité, vous pouvez utiliser du géotextil.

 

Compost qui stagne, “rien ne se passe”


Si au bout de plusieurs semaines vous avez l’impression que le tas n’a pas bougé, le problème vient souvent d’un mauvais équilibre entre verts et bruns, ou d’un manque d’air.


Solution : vérifiez votre ratio (environ 2/3 verts pour 1/3 bruns) et aérez le mélange. 
Le simple fait de brasser ramène de l’oxygène et relance l’activité bactérienne.
Vous pouvez également relancer son démarrage en apportant un peu de compost mûr tamisé (effet “levain biologique”), du marc de café et des feuilles d’orties ou de consoude hachées.

 

Présence de déchets encore reconnaissables après des mois


Les branches épaisses, les feuilles coriaces de chêne ou de laurier, ainsi que les noyaux et coquilles, figurent parmi les apports les plus longs à se décomposer.


Solution : broyez-les avant de les ajouter, ou réservez-les pour un second cycle de compostage. Ils finiront par se transformer, mais plus lentement que le reste. Ces derniers auront d’ailleurs un vrai intérêt à être réintégrés

 

 

Recette maison d’activateur de compost

Les activateurs de compost ont pour rôle d’accélérer le processus de décomposition en stimulant l’activité microbienne.

Dans le commerce, on les retrouve souvent à base de matières riches en azote (sang séché, corne broyée, guano), parfois complétées par des micro-organismes (bactéries, champignons) et des poudres minérales destinées à réguler l’acidité.

Leur fonction principale est surtout de relancer un compost trop lent, souvent déséquilibré car trop riche en matières carbonées (feuilles sèches, broyat, paille).


Vous pouvez également enrichir votre compost façon alchimiste grâce à des plantes qui agissent comme de véritables “catalyseurs verts”. Le principe est simple : apporter des végétaux riches en azote et en minéraux, facilement dégradables, afin de stimuler les bactéries et les champignons naturellement présents dans le tas.


C’est le cas de l’ortie, très riche en azote, qui favorise une montée en température plus rapide. 
La consoude, particulièrement riche en potassium et contenant du calcium, apporte une biomasse tendre qui nourrit efficacement l’ensemble des micro-organismes du compost. 
Le pissenlit, grâce à sa racine pivot, accumule de nombreux minéraux en profondeur ; ses feuilles enrichissent le tas en éléments nutritifs lors de leur décomposition.
Enfin, les légumineuses (trèfle, luzerne, vesce), capables de fixer l’azote de l’air via leurs nodosités racinaires, en restituent une partie au moment de leur dégradation, contribuant ainsi à un meilleur équilibre du compost.


Au fond, qu’ils soient achetés en magasin ou récoltés au jardin, ces activateurs fonctionnent tous selon la même logique : soutenir la vie microbienne pour accélérer la transformation de la matière organique.

 

Voici une recette 100% naturelle et qui vous coutera juste un peu de temps :


Plantes nécessaires

 

- 1 seau de feuilles d’orties fraîches (sans les racines, pour éviter qu’elles repoussent).


- 1 seau de feuilles de consoude (photo ci-contre).


- Une poignée de pissenlits, feuilles et racines comprises.


- Si vous avez du trèfle ou de la luzerne sous la main, ajoutez-en une bonne poignée.

 

consoude

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Préparation


- Coupez ou hachez grossièrement toutes ces plantes pour multiplier les points de contact.


- Mettez le tout dans un grand seau ou une poubelle en plastique (sans couvercle hermétique).


- Recouvrez d’eau de pluie (évitez l’eau chlorée si possible).

 

Fermentation


- Laissez macérer 7 à 10 jours, en mélangeant tous les 2 jours.


- Si le mélange mousse, c’est normal, signe que les bactéries travaillent.

 

Utilisation

 

- Utilisez cet activateur, pur ou dilué, en l’arrosant directement sur votre tas de compost.


- Vous pouvez aussi mélanger les résidus solides issus de cette préparation dans le compost, ils restent très nourrissants.


Si vous voulez une recette plus simple, réalisez la même préparation mais sans la phase macération dans de l’eau.

Il faudra alors mélanger la préparation de plantes hachées (ou cisaillées grossièrement) avec le compost en alternance avec des déchets bruns.
Astuce bonus : si vous avez beaucoup de tontes de gazon fraîches, mélange-les avec ces plantes hachées. Le gazon monte rapidement en température mais risque de devenir visqueux ; les orties et la consoude rééquilibrent le tout et limitent les odeurs désagréables.

 

 

Quand et comment utiliser le compost

Comment reconnaître un compost prêt à être utilisé au jardin ?

 

On peut considérer qu’un compost est arrivé à maturité, donc prêt à être utilisé, lorsqu’il présente les caractéristiques suivantes :


✔ Couleur : brun foncé, proche de la terre.


✔ Odeur : une odeur agréable de sous-bois (et non d’ammoniaque ou de pourri).


✔ Texture : une matière souple, homogène et friable, où seuls quelques fragments de branches restent visibles.


✔ Température : proche de la température ambiante (le processus actif de décomposition est terminé).

  compost-maison-mur

 

En général, il faut entre 6 et 12 mois selon les conditions (mélange des déchets, aération, humidité…).
Mais pour être sûr qu’il n’est plus trop “jeune” (et donc pas agressif pour les plantes), on peut réaliser le test du cresson.
Pour tester, semez simplement quelques graines de cresson dans un contenant fermant hermétiquement, avec du compost pur. Si les graines germent bien et que les jeunes pousses se développent sans jaunir ni se flétrir, le compost est prêt à l’emploi.

Si au contraire la germination est faible ou les plantules dépérissent, c’est que le compost contient encore des substances en cours de décomposition : il doit continuer à mûrir quelques semaines.
 
Pourquoi du cresson ?


Les jeunes pousses de cresson sont particulièrement vulnérables aux substances phytotoxiques (ammoniac, acides organiques, sels solubles) que l’on trouve dans un compost encore “jeune”.

Un compost instable suffit à les faire jaunir ou flétrir. Il s’agit donc d’un indicateur biologique fiable, une espèce dite “bio-indicatrice” qu’on retrouve dans les tests normalisés de germination utilisés en recherche et en analyses agronomiques.

 

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Dosages de compost conseillés

 

➤ Potager : 10 kg/m²/an max pour légumes gourmands, 5 kg/m² pour les autres.


➤ Massifs : 10/15 kg/m² max à la plantation, 5 kg/m² max en entretien.


➤ Pelouse : 5/10 kg/m² max à la création, 1/2 kg/m² max en entretien.


➤ Arbres fruitiers : 25 % du volume de la fosse à la plantation, 3-5 kg/m² max sous la frondaison en entretien.

 

N’utilisez jamais le compost pur pour planter, mélangez-le toujours à votre terre.
Étalez-le en surface puis incorporez-le légèrement dans les 10/15 premiers centimètres du sol, sans aller plus profond.


Petit rappel utile : si votre compost maison ne suffit pas à couvrir tous vos besoins, vous pouvez le compléter avec un compost végétal en vrac, comme celui proposé par la Compostière de Montremond.

Associer les deux est une très bonne idée : votre compost apporte une base “vivante”, tandis qu’un compost issu d’une plateforme professionnelle apporte régularité, homogénéité et une qualité plus constante pour enrichir le sol au fil des apports.

 

 

FAQ – Questions courantes sur le compostage

Peut-on composter en hiver ?


Oui, le compostage continue même en hiver, mais plus lentement à cause des basses températures qui ralentissent l’activité microbienne.
Voici quelques astuces pour garder une bonne dynamique :


➤ Vous pouvez couvrir le tas avec une bâche pour conserver la chaleur et limiter l’humidité. Prenez toutefois soin de vérifier fréquemment le niveau d’humidité


➤ Poursuivez les apports, mais évitez d’encombrer le tas avec de gros volumes d’un coup.

 

➤ Limitez les brassages pour conserver la chaleur et ne pas ralentir le processus.


Le cœur du compost peut continuer à produire de la chaleur s’il est assez volumineux (au moins 1 m³).

 

Le compost sent-il mauvais ?


Un compost bien équilibré ne produit aucune odeur désagréable, mais dégage une senteur proche de celle de la terre ou du sous-bois.
Si vous sentez une odeur désagréable (ammoniaque, pourri...), voici les causes possibles :


➤ Trop de matières vertes : épluchures, tonte… riches en azote, elles fermentent si elles ne sont pas bien mélangées.


➤ Insuffisance d’aération : lorsque l’oxygène vient à manquer, le processus devient anaérobie et produit des émanations malodorantes.


➤ Excès d’humidité : un compost détrempé pourrit au lieu de composter.

 

Le compost attire-t-il les rongeurs ?


Un compost bien géré attire rarement les rats. Leur présence est généralement le signe qu’ils fréquentaient déjà le secteur. Ce qui les attire surtout, ce sont les restes riches en graisses et en protéines (viande, poisson, produits laitiers…), qui ne doivent en aucun cas aller au compost. En revanche, on peut parfois observer des souris ou des surmulots, séduits par la chaleur et l’abri que procure un tas de compost, surtout en hiver. Cela concerne surtout les vieux tas peu aérés ou laissés sans entretien.
Pour éviter tout problème, aérez régulièrement votre compost et enterrez toujours les apports frais au cœur du tas, en les recouvrant de matières sèches. Si malgré tout quelques rongeurs s’y installent, inutile de vouloir les éliminer à tout prix en posant votre composteur sur une dalle de béton (mauvais pour le compost car plus de contact avec le sol) ou en grillageant le pourtour : ils trouveront toujours un passage. 
Leur présence traduit surtout un compost trop attractif ou trop peu entretenu. 

 

Pourquoi ne pas mettre de plantes malades ou de mauvaises herbes en graines dans le compost ?


Un compost domestique ne monte généralement pas assez en température pour neutraliser ces indésirables.
Pour détruire les spores de maladies (comme le mildiou ou l’oïdium) et éliminer les graines d’adventices, il faudrait atteindre 55 °C pendant au moins 14 jours, avec des retournements réguliers pour que toute la masse passe en zone chaude.
Dans un compost de particulier, ces conditions sont quasiment impossibles à garantir. Résultat : les graines risquent de survivre et de germer après épandage, et les agents pathogènes peuvent se propager dans le jardin.
La meilleure solution est donc de ne pas intégrer ce type de déchets au compost. Orientez-les plutôt vers un centre de recyclage des déchets verts ou une déchetterie communale, où les procédés atteignent les températures nécessaires pour assurer leur destruction.

 

Quelle est l’humidité idéale d’un compost ?


L’humidité d’un compost doit se situer entre 50 et 60 %, soit l’équivalent d’une éponge bien essorée. Trop sec, le processus ralentit fortement ; trop humide, le compost s’asphyxie et dégage de mauvaises odeurs. Pour vérifier, prenez une poignée de compost et pressez-la dans votre main : si elle se tient, c’est parfait. Si elle s’effrite, arrosez légèrement ; si elle dégouline, ajoutez des matières sèches et brassez pour rééquilibrer.

 

Peut-on utiliser le compost pour toutes les plantes ?


Dans l’ensemble, oui, à condition de respecter quelques précautions :


➤ Compost mûr : convient à presque toutes les plantes du jardin et du potager.


➤ Compost peu mûr : à éviter pour les semis ou les végétaux sensibles.


➤ Plantes en pot : le compost n’est pas l’idéal (privilégiez le terreau) ; si vous souhaitez le faire, mélangez le compost en petite proportion avec de la terre ou du terreau).


➤ Pour les plantes acidophiles comme les bruyères, les hortensias ou les myrtilles, attention : le compost est généralement trop basique. Employez-le mélangé à de la terre de bruyère et de la terre de jardin.

 

Y a-t-il des aides ou subventions pour obtenir un composteur ?


En effet, de nombreuses communes et structures locales (mairies, intercommunalités, syndicats de traitement des déchets) mettent à disposition des composteurs gratuits ou à tarif réduit, accompagnés d’ateliers d’initiation accessibles gratuitement.
Pour savoir si vous êtes éligible, consultez le site web de votre mairie ou de votre intercommunalité, rubrique "gestion des déchets" ou "développement durable".
Certaines collectivités proposent aussi des aides pour les lombricomposteurs, particulièrement utiles en appartement.

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